L’ombre du vent

Cet excellent roman pourrait s’appeler « Les Mystères de Barcelone », on y retrouve tout le charme et le suspens des romans feuilletons.

Daniel Sempere est emmené par son père au Cimetière des livres et doit choisir un ouvrage qu’il adoptera et défendra. Il choisit le roman de Julian Carax, L’ombre du vent et tombe sous le charme de ce livre. Quand il cherche d’autres romans de cet auteur, il découvre que tous ont disparus, qu’ils sont introuvables et que le sien fait l’objet de convoitises et il cherche à en savoir plus sur Carax.

Ce roman nous emmène dans Barcelone entre les années 20 et 60, avec une évocation de la guerre civile et de la répression franquiste. Les personnages de Julian et Daniel semblent se répondre au travers des années et les aventures sont ponctuées de crimes atroces, de mystère et de rebondissements ; on rencontre aussi des fantômes et des amoureux que tout sépare…

Ce roman, avec un zeste de fantastique, de policier et de roman d’amour, raconte plusieurs histoires qui se croisent et se répondent. Ce roman dans le roman donne un vrai plaisir de lecture, avec une histoire qui est bien bâtie et des personnages énigmatiques ou truculents. C’est aussi un livre sur l’amour de la lecture et du plaisir que peut donner un bon livre.

Cet ouvrage a reçu tout un tas de distinctions au niveau international, dont le Prix Planeta et le Prix du meilleur livre étranger 2004, c’est mérité.

Carlos Ruis Zafon – L’ombre du vent, traduit par François Maspéro – Grasset 2004