La petite fille de ses rêves

Et revoila Dona Leon avec l’enquête annuelle de Brunetti. La 4e de couverture annonce qu’elle vit depuis plus de 20 ans à Venise,  cela fait presque 20 ans que l’on a droit au même message qui est censé nous assurer qu’il y a de vrais morceaux de Venise dedans ! Mais comme dans les yahourts, il y a beaucoup plus d’édulcorant et de parfum de synthèse que de matière première. Je suis d’autant plus déçu que j’avais bien aimé les premiers Brunetti… Comme la série des Martine, chaque année a son thème, cette fois c’est Brunetti chez les gitans.

Le roman en lui même est très fade, il a même fallu ajouter un embryon de 2ème enquête pour arriver à une pagination décente. Le sel de cette série était Venise et la gourmandise de Brunetti ; on a droit à des récriminations sur les commerces de Venise qui ferment (ah ma bonne dame, c’était bien mieux avant !) et juste l’évocation d’un plat de fusilli aux olives.

Si vous avez 2 ou 3 heures à perdre, vous pouvez toujours ouvrir ce livre industriel, pâle copie des bons polars, et de ceux de la série. Qu’on nous rende l’impertinence de la signorina Elettra, la suffisance du vice-questeur et le subtil art de vivre des Brunetti.

Donna Leon –La petite fille de ses rêves, traduit par William Olivier Desmond – Calmann-Lévy 2011