Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse

Une fois de plus, je lis un vieux livre au lieu de lire la nouveauté de l’auteur. Ce roman est le 2e de Louise Erdrich, paru avant « La chorale des maîtres bouchers » que j’avais bien apprécié.

Ce livre me laisse songeur, pas vraiment emballé. Il part dans plein de directions à la fois, laisse de grands creux dans le récit et présente une tripotée de personnages soit disant en lien entre eux, sans que cela ne soit évident tant dans les histoires que la chronologie.

L’histoire se déroule entre 1912 et 1992, elle prend appui sur Agnès qui prendra la place d’un prêtre et deviendra le père Damien Modeste, en charge d’une paroisse dans une réserve Ojibwé, dans le Nord Dakota. Le père Damien est interrogé par un prêtre, Jude Miller, qui vient enquêter sur une religieuse indienne qui aurait produit des miracles.

Le père Damien va ainsi remonter le temps, raconter les histoires de la réserve et les confronter à ses souvenirs. Les seuls passages vraiment passionnants sont les récits du vieux Nanapush, indien traditionaliste résistant  la conversion et ami de Damien, et les évocations de la vie de la réserve. Les bondieuseries sont assez peu crédibles, et pas assez moquées pour faire une satire.

Louise Erdrich – Dernier rapport sur les miracles à Little No Horse, traduit par Isabelle Reinharez – Albin Michel, collection Terres d’Amérique 2007