12 hommes en colère

France2 vient de diffuser une retransmission en direct de cette pièce qui se joue au Théâtre de Paris. Je trouve admirable de passer du théâtre à des heures normales, en début de soirée, mais ce genre de captation affadit la mise en scène.

12 hommes en colère nous fait vivre le délibéré du procès d’un jeune parricide. L’histoire se passe dans les années 50 aux Etats-Unis et la procédure américaine exige l’unanimité du jury. Tout semble plié dès le début car les jurés sont persuadés de sa culpabilité. Tous sauf un qui se dit qu’il ne faut pas envoyer aussi vite quelqu’un sur la chaise électrique. Malgré l’opposition des autres jurés, il demande réflexion car certains points du procès ne lui semblent pas clairs. Petit à petit, ils vont reprendre les différents arguments et témoignages et il persuadera les autres jurés qu’il y a un « doute raisonnable » qui empêche cette condamnation à mort.

Les personnages de la pièce répondent à des archétypes et c’est ce qui en fait la force. Certains sont excessifs et l’on découvre au fur et  à mesure les failles de leur vie qui causent leur attitude. Cette version théatrale exagère un peu les caractères, même si Michel Leeb s’en sort plutôt bien. Pour moi, la meilleure version de 12 hommes en colère reste le film avec Henry Fonda.

Michel Leeb tient donc le rôle principal. Il est connu comme humoriste et son nom doit attirer pas mal de spectateurs. Dommage qu’ils n’aient pas compris qu’il s’agit d’une pièce dramatique : il y a eu de nombreux rires compètement déplacés sur des répliques parfois banales !