Neverwhere

Ce roman assez inclassable, entre le fantastique et la Fantasy, est un petit petit bijou d’humour, l’auteur est d’ailleurs copain avec Terry Pratchett.

Richard Mayhew travaille dans la City et mène une vie assez tranquille de financier, fiancé à une bourge très péremptoire. Un beau soir, il aide une pauvre fille mal en point et se retrouve confronté aux tueurs qui la recherche. Il l’accompagne et se retrouve dans le Londres d’En-bas, une copie de la ville où les rats sont respectés et où l’on rencontre des personnages assez bizarres.

La jeune fille, Porte, fuit effectivement des assassins, cherche à comprendre pourquoi sa famille a été tuée et comment les venger. Elle entraîne bien malgré lui un Richard un peu septique et perturbé qui se demande comment retrouver une vie normale. Ils sont accompagnés dans leur aventure par le marquis de Carabas, un voleur à l’étrange personnalité, et du Chasseur, garde du corps renommé.

Leur quête les amènent à l’ange Islington qui leur donne une mission. Pour cela ils vont emprunter le métro et Richard va être assez dérouté de croiser un comte à Earl’s Court, des dominicains à Blackfriars et d’autres rencontres tout aussi étranges. Richard devient bien un peu amoureux de Porte, mais la force de son personnage réside dans son coté naïf, voire benêt à qui il faut tout expliquer.

Ce roman reprend une trame de fantasy assez classique mais le traitement est vraiment original, j’ai bien aimé que la rupture entre les 2 Londres ne soit pas totale, cela ajoute un peu de piment. Les personnages sont assez croustillants, notamment les 2 tueurs, et l’histoire se tient. Je recommande chaudement à tous les lecteurs du Disque Monde !

Neil Gaiman – Neverwhere – J’ai lu 1998