Passé parfait

Premier opus d’une tétralogie cubaine. Le personnage central est Mario Conde, policier, la bonne trentaine, un peu revenu de tout. Il enquête sur la disparition de Rafael Morin, homme d’affaires et ancien condisciple.

Rafael est le genre premier de la classe, toujours au top, bon militant, directeur d’usine adoré de ses employés. Oui, mais il a piqué l’amour de jeunesse de Conde, alors sa disparition remue des souvenirs et il cherche la faille. Il trouvera, c’est tout bêtement une histoire d’argent et de détournement.

J’ai trouvé ce livre assez plat, peut-être est-ce dû au fait qu’il y a une suite et qu’il faut mettre en place les personnages : Flaco, copain d’enfance de Mario cloué dans un fauteuil, sa mère Josephina, excellente cuisinière, et les collègues Manolo et le Vieux, chef du commissariat.

Cela se passe à Cuba, mais le récit pourrait se dérouler n’importe où, ce n’est pas un roman politique. Quelques évocations d’embrigadement dans les souvenirs de lycéen, de trafic de dollars, d’émigration ainsi qu’une consommation ahurissante de rhum donnent un peu de couleur locale.

Leonardo Padura – Passé parfait, traduit par Caroline Lepage – Métaillé 2001