La mélodie du bonheur

Avant d’être un film, La mélodie du Bonheur est une comédie musicale créée à Broadway sous le titre The sound of music. J’avais vu le film de Robert Wise avec Julie Andrews ; j’avais forcément aimé car j’adore le genre. Je viens de voir la comédie musicale montée au Châtelet et je suis enthousiaste !

L’histoire est centrée autour de Maria Rainer, jeune novice qui s’ennuie, rêve de ses montagnes et adore chanter, ce qui lui est interdit au couvent. Elle est envoyée comme gouvernante pour s’occuper des 7 enfants du capitaine Georg von Trapp, un officier de marine très rigide et veuf. Très vite, Maria se fait aimer des enfants, leur apprend la musique et leur communique sa bonne humeur.

On est en Autriche au moment de l’Anschluss, von Trapp est patriote et ne veut pas entendre parler des allemands alors que son entourage est beaucoup plus opportuniste. Il se fâche ainsi avec la baronne Elsa Schraeder qui souhaitait l’épouser. Maria tombe amoureuse de Georg, la supérieure du couvent la convainc de ne pas résister et ils se marient.

A son retour de voyage de noces, von Trapp est réquisitionné dans la marine du Reich et surveillé par les nazis qui sentent son manque de collaboration. A l’issue d’un concert qu’il donne avec ses enfants, ils s’enfuient avec le secours des religieuses.
Cette référence historique est assez forte pour transformer une bluette en une histoire intéressante et donner du caractère aux personnages, mais le plus grand atout est la musique de Richard Rodgers sur un livret d’Oscar Hammerstein, avec quelques airs connus comme The sound of music, DoRéMi, Edelweiss

Le Châtelet reprend ce musical qui y a été présenté il y a 2 ans dans sa version anglaise. La mise en scène du Châtelet est fluide et en même temps assez simple sans être mièvre, elle ne joue pas sur le côté Heidi, montagnes et nature sauvage. Lors du concert de la famille von Trapp, l’irruption de SA en armes et d’officiers nazis dans la salle nous plonge vraiment dans une autre dimension et donne le frisson ! De nombreux changements de décors ou d’éléments de décors permettent de figurer les différents lieux, les costumes sont très beaux et les chanteurs superbes. J’ai particulièrement aimé Catherine Manley, délicieuse dans le rôle de Maria ; Wiliam Dazeley, superbe basse en von Trapp et Liza Milne dans le rôle de l’Abbesse.

The sound of music, mis en scène par Emilio Sagi, avec l’Orchestre Pasdeloup et les chœurs du Châtelet