Une séparation

Nader et Simin se séparent, elle voudrait émigrer et emmener leur fille Termeh, il ne veut pas partir car son père est atteint de la maladie d’Alzheimer.

Il engage une femme, Razieh, pour s’occuper du vieux. Razieh, femme pieuse, vient en cachette de son mari Hodjat, chômeur poursuivi par les créanciers. Enceinte, Razieh perd son enfant, ils accusent Nader de l’avoir frappée, d’en être la cause et l’affaire arrive en justice. Ce film est un portait de la société iranienne, de l’affrontement de deux classes. Les uns sont émancipés, libéraux, vivent plutôt bien ; les autres sont pauvres, sous l’emprise d’un guide spirituel, de la misère.

Le film n’est pas démonstratif, il raconte deux couples qui se déchirent chacun à sa manière, la difficulté d’une adolescente vis à vis de la séparation de ses parents, le poids de la société, le regard des autres et la solidarité de classe. Il s’agit de rapports humains universels, on sent juste que l’environnement n’est pas toujours le même et que cela influe sur les réactions.

Le film est intense, il commence de façon assez banale mais la dramaturgie s’organise vite autour de l’instruction judiciaire qui met en valeur les faiblesses et les mensonges des personnages.

Une séparation, film iranien de Asghar Farhadi – 2011 –

Ours d’Or Berlin 2011