Zadig

Zadig… oui j’ai entendu parler, je l’ai même lu au collège mais je ne m’en rappelais plus vraiment. A vrai dire, je confonds un peu avec ce benêt de Candide, sans doute parce qu’ils ont le même père ! C’est donc une redécouverte que j’ai faite en allant voir l’adaptation offerte par Gwenhaël de Gouvello à Chatenay.

Zadig, citoyen vertueux, est trompé et trahi par son entourage. Favori du roi, il aime la reine Astarté et doit s’exiler, il devient esclave, sauve une veuve, cherche le bonheur et le trouve car c’est sa destinée.

Ce n’est pas facile d’adapter ce texte qui fourmille d’idées et de situations, le résultat est tout à fait brillant et me donne envie de relire ce conte philosophique. Treize comédiens jouent les différents personnages et le décor est figuré avec des chaises dont l’assemblage représente un bucher, un trône, un bateau, une prison… c’est tout simple mais super efficace !
Zadig est traité comme une farce, c’est très surprenant au début mais cela fonctionne bien et ce parti pris a été apprécié par le public. L’adaptation ajoute la présence de 2 intervenants : la Philosophie et la Morale qui influencent, jugent les personnages et permettent de faire passer quelques réflexions sur les situations où se trouvent les personnages.

Voltaire n’est pas trahi par cette pièce, sa critique des mœurs et de la société est toujours actuelle et cette adaptation a su montrer toute sa modernité.

Zadig, mis en scène par Gwenhaël de Gouvello – Théâtre La Piscine Chatenay