Le livre des jours

Trois histoires composent ce livre, elles se déroulent hier, aujourd’hui et demain. Leurs personnages et les lieux se répondent et résonnent étrangement de l’œuvre de Walt Whitman.

Les vers extraits de Feuilles d’herbes donnent l’idée d’un long poème ésotérique, un peu comme ce livre. Dans le premier récit, un jeune homme entend les machines lui parler et il se blesse mortellement pour sauver sa bien aimée. Dans le second, une psychologue de la police essaye de comprendre pourquoi des jeunes garçons se font exploser dans New York et croit sauver le dernier en s’enfuyant avec lui ; l’histoire se déroule aux mêmes endroits que le premier récit. Enfin la dernière histoire raconte la fuite d’humanoïdes et le départ d’une communauté vers une planète lointaine.

Cunningham a aussi écrit Les jours qui rend hommage à Virginia Woolf, j’avais bien aimé le film qui en a été tiré. Ce livre est superbement écrit (et traduit) avec une écriture assez poétique, mais je n’accroche pas aux histoires et Whitman me semble complètement illisible. Tant pis, en matière de culture américaine je vais me contenter de l’autre Walt : Disney.

Michael Cunningham – Le livre des jours, traduit par Anne Damour, Belfond 2006