Le carré de la vengeance

Encore un polar géolocalisé ! Nous sommes à Bruges cette fois et à part le fait de citer les noms des rues et de faire vivre le héros dans une vieille maison, cela pourrait être dans n’importe quelle ville. Au moins, les premiers Brunetti nous plongeaient dans une ambiance vénitienne et nous faisaient saliver.

Le commissaire (adjoint) Pieter Van In dépend de la police municipale de Bruges. Il est divorcé, a la quarantaine, son boss cherche à placer son gendre inefficace à sa suite et le boulot n’est pas passionnant. C’est ce gars là qui va faire vivre la série qui doit être sponsorisée par la bière Duvel qui est citée à peu près toutes les 10 pages. Cette enquête va lui faire rencontrer le substitut Hannelore Martens, une jolie jeune femme, dont il tombe amoureux et qui lui rend bien.

L’enquête commence par une affaire dans une bijouterie où l’or n’a pas été volé mais dissous sur place. Le père du bijoutier est un notable de Bruges qui cherche à étouffer l’histoire. Le livre prend vraiment de l’intérêt au 3e tiers (après 200 pages, quand même…) avec l’enlèvement du petit-fils du même notable. La rançon demandée est l’autodafé de toiles de maîtres sur la place de Bruges. Cela sent la vengeance, et c’en est une…

Voici un bel exemple de littérature de gare, aussi peu goûteux qu’un sandwich SNCF mais qui cale pendant un trajet un peu trop long. Les personnages sont convenus, l’intrigue qui n’est pas si mauvaise aurait pu être resserrée, on passe un moment pas trop désagréable. Pourquoi pas le lire si on l’a sous la main, mais pas la peine d’aller le chercher.

Pieter Aspe – Le carré de la vengeance, traduit par Emmanuelle Sandron – Albin Michel 2008