Les gens d’en face

Le nouveau consul de Turquie en URSS arrive à Batum, c’est une ville de Géorgie au bord de la mer noire. Adil Bey est seul, d’autant plus qu’il se fâche avec les consuls de Perse et d’Italie en arrivant. Son consulat est minable, tout est géré par sa secrétaire Sonia car il n’obtient pas de personnel des autorités russes. Le voisin d’en face est Koline, chef de la Guépéou locale et beau-frère de Sonia.

Les demandes au consulat concernent des pauvres hères qui veulent quitter l’URSS et qui se revendiquent anciens sujets ottomans mais les demandes sont bloquées par les autorités russes. Il découvre la vie de misère des habitants qui n’hésitent pas à se prostituer aux étrangers pour avoir des devises et accès aux boutiques réservées, la description de la vie sous le régime soviétique est sans pitié.

La solitude lui pèse tellement qu’il va séduire Sonia, puis quand il la soupçonne d’avoir dénoncé un passeur, lui reproche systématiquement toutes les misères du régime. Sonia va l’empoisonner pour le punir des critiques continuelles de ce qu’elle croit, comme elle a empoisonné le prédécesseur qui achetait les femmes avec ses devises. Lors de la confrontation finale, elle avoue et Adil Bey, plus ou moins amoureux, lui propose de partir avec lui. Elle accepte et il trouve un capitaine complaisant pour participer à cette fuite mais Sonia est arrêtée et sans doute exécutée et il part seul.

Simenon – Les gens d’en face – 1933