L’horloger d’Everton

Dave Galloway vit à Everton, Etat de New York. Il est horloger, mène une vie tranquille, bien réglée, avec la partie de jacquet du samedi soir chez son ami Muzak et le match du dimanche après midi. Il élève son fils Ben tout seul, sa femme l’ayant quitté il y a une quinzaine d’années.

Un samedi, son fils n’est pas là quand il rentre et il apprend qu’il est parti avec la fille des voisins en prenant sa voiture. Son inquiétude augmente le lendemain matin quand la police vient lui demander de reconnaître sa voiture abandonnée et lui apprend que les jeunes gens ont tué un homme. Il est vite débordé par les journalistes et suit la poursuite des fuyards à la radio.

Les jeunes sont arrêtés et son fils ne veut pas lui parler. Il trouve un avocat et suit le procès sans comprendre les motivations de son fils. Il le soutient en permanence mais Ben répond par une parfaite indifférence. Galloway finit par assimiler son meurtre aux petits écarts que son père ou lui même ont faits.

Une fois encore, Simenon utilise une économie de moyens dans le récit pour décrire les sentiments de cet homme dépassé par les évènements. Galloway reste toujours spectateur, semble dépassé par les évènements et se raccroche à ce qu’il peut pour donner du sens au geste de son fils.

Simenon – L’horloger d’Everton – 1954