Les croisés du Cosmos

Nous sommes en Angleterre sous le règne du bon roi Edouard III. Sir Roger, baron de Tourneville, s’apprête à flanquer la pâtée aux maudits français et à continuer par une croisade lorsqu’un vaisseau spatial débarque chez lui. Avec ses hommes, il a tôt fait de réduire en purée ces êtres bleus qui ont une queue et de grandes oreilles qu’il prend d’abord pour des alliés des français.

Branithar, un de ces envahisseurs, a été épargné pour le faire parler, la tâche est confiée à frère Parvus, le chapelain qui lui apprend le latin tandis qu’il se met au wergorixan. Il raconte que leur expédition est un avant-poste de l’empire wergorix qui a envahi plusieurs galaxies. Sir Roger veut utiliser son vaisseau spatial pour aller envahir les français et il emmène avec lui sa femme, ses enfants, ses soldats, Sir Owain Montbelle le troubadour, son chapelain et les habitants de son village.

Branithar les trahit et les emmènent dans sa galaxie. Arrivée à Darova, les anglais attaquent la forteresse locale et remportent la première bataille grâce aux archers et au combat rapproché. Les wergorixan se défendent et assiègent les anglais qui résistent vaillamment et leur tactique médiévale désarçonnent leurs attaquants.

Nos exilés vont chercher de l’aide auprès des vassaux des wergorixan et s’allient aux Jairs, aux Pr?°tan et aux Ashenkoghli. La trahison de Montbelle et Branithar les empêchent de rentrer en Angleterre, ils conquièrent une première planète puis continuent à envahir l’empire wergorix et le transforment en empire anglais.

Ce roman écrit dans les années 60 a un petit côté désuet assez charmant. La technologie des Wergorixan est décrite par frère Parvus avec ses références médiévales, l’opposition entre le Moyen-âge et la technologie très avancée de l’espace, ainsi que la victoire systématique des anglais permet d’avoir un livre assez drôle.

Poul Anderson – Les croisés du Cosmos, traduit par Claude Saunier – Folio SF