Raretés

Tout le monde connait les vertus de « l’huile de coude » mais il est très difficile de s’en procurer et on envoyait les apprentis, toutes jeunes recrues, en chercher au titre du bizutage.

Chaque corporation a ses spécificités, certains ont besoin d’un seau de vapeur, d’autres d’outils plus spécifiques, dignes du Catalogue des objets introuvables de Carelman.

Les typographes doivent apprivoiser les machines à cintrer les guillemets ;
les dessinateurs doivent s’équiper de compas à tracer des ellipses et de points de fuite pour dessiner la perspective
et on peut demander à un mécanicien de roder la marche arrière, de faire le niveau du filtre à huile ou de vidanger les cristaux liquides de l’affichage du tableau de bord !
Pour les cuisiniers, voir Tour de main.

Les métiers du bâtiment ont de la ressource avec le marteau à bomber le verre, l’échelle à poser les plinthes, la lime à épaissir, le sachet de bulles à niveau (on a aussi une caisse à bulles dans l’imprimerie). Il faut noter que le marteau à deux manches, pour éviter de se taper sur les doigts n’a pas connu le succès qu’il mérite !

Quant à l’armée, elle n’est pas en reste : tout le monde connait la clé du champ de tir mais il y a aussi celle de la barrière de dégel ! Dans les transmissions, on peut demander un paquet de faisceaux hertziens, une ligne de mire

Il ne faut pas croire que l’évolution des techniques a rendu ces demandes obsolètes, il s’en rajoute de nouvelles, par exemple, un informaticien peut avoir besoin d’un cable wifi !

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