Maria Chapdelaine

Ce roman fait partie des livres dont tout le monde a entendu parlé, je ne suis pas certain qu’il soit encore beaucoup lu mais il mérite d’être redécouvert.

L’histoire se passe au début du XXe siècle au Québec, à Péribonka dans la région du Lac Saint Jean. La famille Chapdelaine vit éloignée de tous et défriche un coin de forêt. La vie est simple et dure, avec un tout petit été qui doit être mis à profit pour défricher et cultiver et un long hiver qui isole encore plus.

Louis Hémon nous raconte « une vie rude dans un pays austère ». Il nous raconte aussi les canadiens français de ce début de siècle, de vraos pionniers : le père Chapdelaine qui en est à sa 3e création, ne sachant pas rester sur une ferme établie, les fils qui vont « aux chantiers » en hiver pour couper le bois, les coureurs de bois…

A l’été, Maria a 19 ans et tombe amoureuse de François Paradis, bucheron et trappeur qui représente l’aventure et mourra, perdu dans les neiges. Elle sera tentée de suivre Lorenzo Surprenant, ouvrier dans une manufacture aux « Etats », mais à la mort de sa mère se résoudra à continuer la même vie avec Eutrope Gagnon, un paysan voisin. Cette résignation a aussi un sens car il s’agit de rester pour être fidèle à la mémoire et à la tradition des canadiens français.

Ce roman nous offre des personnages bien trempés et émouvants. Il pourrait être assimilé aux « romans de terroir », mais il est beaucoup plus authentique que la production de l’école de Brive. Les descriptions sont réussies et le récit est enrichi de québecismes qui lui donnent un charme certain.

Louis Hémon – Maria Chapdelaine – première publication 1914

Une réflexion au sujet de « Maria Chapdelaine »

  1. ça, c’est limpide, car mieux vaut une Chapdelaine qu’une chape de plomb !

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