Le père et l’étranger

Ce petit roman attachant est paru dans la collection Métaillé Noir, je ne le considère pas comme un polar, mais comme un bon livre sur les relations d’un père et de son fils handicapé.

Diego est le père d’une enfant gravement handicapé, Giacomo, qu’il accompagne dans un institut de rééducation tous les samedis. Là, il rencontre Walid, père du petit Yusuf, lui aussi très atteint. Les deux hommes sympathisent, Diego se confie et peu enfin évoquer le sentiment de culpabilité qui l’accable et dont il n’ose parler avec son épouse.

Un jour, Walid disparait, la police demande de ses nouvelles car elle le soupçonne d’être mêlé à des affaires inquiétantes. Instinctivement, Diego le protège, espérant ainsi protéger Yusuf. Il retourne sur les lieux qu’il fréquentait avec lui, se confronte à des individus louches et finit face à un cadavre que la police identifie comme Walid.

Plus que cette petite intrigue pas mal foutue, l’intérêt de ce livre est dans la réflexion sur la paternité face au handicap d’un enfant, au trouble du couple, à l’acceptation de l’enfant tel qu’il est et du regard des autres. C’est un beau message pas du tout grandiloquent.

Giancarlo de Cataldo est l’auteur de l’excellent Romanzo criminale.

Giancarlo De Cataldo  – Le père et l’étranger, traduit par Gisèle Toulouzan et Paola De Luca – Métaillé 2012