Les déferlantes

C’est un roman dont on parle depuis un moment, qui s’est imposé par le bouche à oreille et qui m’a emballé ! Le style est assez sobre et convient parfaitement à cette histoire de personnages complexes et attachants.

Un soir de tempête à La Hague, la narratrice découvre un homme qui l’intrigue, Lambert. Cet homme va troubler la vie du petit port, remuer le passé et faire ressurgir les anciens drames. La narratrice est employée par un centre de surveillance des oiseaux, elle s’est réfugiée dans ce village loin de tout après la mort de son compagnon et l’évocation de son ancien amant est très belle.

Le roman foisonne de personnages et tous ont des failles : Théo, ancien gardien de phare qui a toujours balancé entre 2 femmes ; Lilli, la tenancière du bar qui déteste son père ; Nan, vieille un peu félée qui cherche ses morts en bord de mer ou Raphaël, le sculpteur très tourmenté et sa soeur Morgane. En fait, Lambert revient après bien des années vendre la maison de ses parents qui sont morts en mer quand il était jeune. Dans ce nauffrage son petit frère a aussi disparu et cette absence le taraude.

L’histoire est pleine de rebondissements et décrit aussi l’ambiance de ces petits villages où tout le monde se connait et croit tout savoir des autres. Elle est magnifiée par la présence de la mer et de la nature qui sont des personnages à part entière et, comme eux, entiers et durs.

J’ai vraiment dévoré ce gros roman de 500 pages. Il a eu le prix des lectrices de Elle, c’est tout à fait mérité.

Claudie Gallay – Les déferlantes – Editions du Rouergue 2008