L’ombre d’une inquisitrice

Enfin le dernier volume de L’épée de vérité ! J’attendais de savoir qui gagnerait, la série est suffisamment simpliste pour savoir que ce serait les bons, mais voilà, j’avais commencé, bien aimé les tout premiers et je voulais aller au bout. Il faut avouer que ce volume est plutôt pas mauvais, l’action est plus condensée, le rythme plus dense. Toutefois, l’histoire aurait pu se terminer avec la victoire sur Darken Rahl plutôt que s’effilocher avec le combat contre Jagang.

Le dernier round consiste en une trilogie, j’ai l’impression d’avoir zappé le 2e volume, Le fantome du souvenir, car j’ai eu un tout petit peu de mal à retrouver mes marques ; l’histoire a tellement traîné en longueur que j’ai peu manqué. Donc dans ce volume, Kahlan est toujours sans mémoire et prisonnière de Jagang, Richard est lui aussi capturé par les troupes de l’Ordre et réquisitionné dans une équipe de Ja’la pendant que les envahisseurs assiègent le Palais du peuple. Les boites d’Orden sont mises en jeu et il reste peu de temps avant la catastrophe finale.

Richard mène son équipe de Ja’La, un rugby sanglant et sans pitié, va jusqu’à la victoire contre l’équipe de Jagang, ce qui fout le bordel dans les troupes et il en profite pour s’échapper tout en libérant sa belle. J’ai bien aimé cette partie où le petit futé gagne contre les grosses brutes, la tension monte doucement et l’action est enlevée.
Il sauve le Palais in extremis d’une invasion, retrouve ses pouvoirs et finit par vaincre. C’est normal, il est le gentil, les autres sont les méchants et les méchants doivent être punis.

Richard va nous faire la leçon de morale finale qui justifie le tout car cette histoire se veut très morale. En même temps je suis gêné à chaque fois par ces leçons de morale et de justification de la lutte du Bien contre le Mal, on dirait le catéchisme du bon blanc qui va lutter contre le méchant bougnoule en Irak et ailleurs.

Terry Goodkin – L’ombre d’une inquisitrice, traduit par Jean-Claude Mallé – Bragelonne 2011