La route

L’atmosphère de ce roman est pesante et assez angoissante, cet effet est rendu autant par le style que par l’histoire.

Nous suivons un homme qui fuit, accompagné de son jeune fils. Les causes du désastre ne sont pas expliquées, mais nous sommes dans un monde détruit, où tout est brûlé et où il reste quelques survivants. Nos deux personnages vont vers le sud pour échapper au froid et se cachent pour éviter les hordes violentes qui se sont organisées. Le roman devient presque une quête vers un avenir inconnu et en même temps redouté. Tout au long du livre, nous les voyons à la recherche de nourriture dans des maisons abandonnées, découvrant des horreurs, y échappant de peu et l’arrivée au bord de mer, leur destination, ne résoud rien.

Malgré cette ambiance anxiogène et un écriture qui semble minimaliste, le livre est extraordinaire par les émotions qu’il transmet. Les sentiments de cet homme pour son fils, sa crainte de l’avenir, sa douleur ne sont jamais pesants mais tout à fait réels.

Cormac McCarthy, traduit par François Hirsch – La route – Editions de l’Olivier – 2008