Le voile des mensonges

Le polar médiéval a été lancé par Ellis Peters et son héros récurrent Frère Cadfael. La collection Grands détectives présente d’autres séries avec un ménestrel, un mendiant, etc. Voilà la première aventure en grand format d’un héros qui aura sa place en 10×18, il est tout aussi intéressant que bien d’autres.

Nous sommes en Angleterre pendant le règne de Richard II, époque un peu trouble. Crispin Guest, le héros du livre, est un chevalier déchu de ses titres et possessions pour complot contre le roi qui joue les enquêteurs privés ; d’où son surnom « le Limier ».

Un riche commerçant suspecte son épouse d’infidélité et Crispin accepte avec répugnance de la suivre. Quand il revient annoncer les résultats de sa filature, le drapier est retrouvé assassiné dans son cabinet fermé à clef. Crispin va aider le shérif bon gré mal gré, et se retrouve confronté à un complot qui mêle des italiens et des turcs.

Comme c’est le premier de la série, il faut installer les personnages, leur passé et leurs motivations, mais le mélange de plusieurs aventures et rebondissements autour d’un trafic fiscal et d’une relique donnent un aventure qui se tient tout à fait et agréable à lire.

Jeri Westerson – Le voile des mensonges, traduit par Jacques Guiod – Pygmalion 2012