Phobies

Cette semaine, deux mots ont été  à l’honneur et les deux ont un point commun : ils nomment une peur ! Nos ancêtres avaient simplement peur de se faire bouffer par un animal aux dents acérées qui faisait 3 ou 4 fois leur taille ou peur de ne pas avoir à manger, l’hominidé du XXIe siècle se crée des peurs à sa mesure, ridicules.

Le cas du paraskevidékatriaphobe est un peu plus complexe, on peut y lire un héritage religieux car c’est la peur du vendredi 13. La superstition est bien ancrée et Marx n’avait pas tort de dire que la religion est un opium pour le peuple, pendant ce temps on ne parle pas du reste. De quoi je voudrais parler ? oh de rien… de bagatelles : des dictateurs qui assassinent leur peuple dans la presque indifférence des occidentaux, du Sida qui se répand encore à cause d’interdits religieux, de Fukushima qui fuit toujours… Les sociologues vont nous parler de la pyramide de Maslov et de la satisfaction des besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance, d’estime de soi et des autres… Soyons clair, le nomophobe qui ne peut pas se passer de son téléphone portable  (no mobile phone) est simplement un enfant gâté et immature.

En voulant vérifier l’orthographe du mot paraskevidékatriaphobie entendu à la radio, je suis tombé sur la page Wikipedia des noms de phobies : la phobie c’est comme les collections, il y en a de toutes sortes et elles ont toutes un nom ! j’ai un faible pour katagélophobie (peur du ridicule, c’est celui qui dit qu’y est !) et j’ai découvert que l’on peut avoir peur des poupées (pédiophobie), certains ont été terrorisés par Barbie ou Ken !

A part « intolérance », il manque un mot pour décrire la peur de la bêtise !

Il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers, je n’ai pas de certitude absolue

A. Einstein