L’Hermine était pourpre

Le prix du Quai des orfèvres  récompense et permet la publication d’un inédit ; celui-ci aurait presque pu le rester…

La femme d’un avocat est retrouvée morte chez elle, il est bien évidemment suspecté par le juge d’instruction et il est défendu par une de ses collaboratrices et le bâtonnier local qui trouveront le vrai coupable.

Ce roman poussif est écrit par un avocat qui en profite pour égratigner le monde judiciaire ; très légèrement, il ne faut quand même pas se fâcher avec son milieu. Les rôles sont convenus : le juge est bien sûr borné et teigneux, le procureur compte sur ses appuis politiques et les avocats sont au-dessus du lot, à part une ou deux brebis galeuses.

Le seul passage qui fait accroche est la conférence de presse du procureur qui désigne un gitan de coupable « souhaitable », plutôt que le notable.

Pierre Borromée – L’hermine était pourpre – Fayard 2012