La chanson de Salomon

Ce roman est centré sur une famille noire de Michigan, et surtout le fils surnommé « Le Laitier ».

Macon Mort est un noir arriviste et exploiteur qui a épousé la fille d’un notable. Ses relations familiales sont exécrables, il déteste sa femme et ne veut pas voir sa soeur Pilate qui habite la même ville. Macon fend la carapace quand il raconte son parcours à son fils, fils d’un ancien esclave tué par les blancs, et il faudra du temps pour connaître la cause de la brouille avec Pilate.

Le laitier grandit dans l’ombre de son père, travaille avec lui et vers la trentaine se cherche un but. La seconde partie du roman raconte cette quête, la confrontation avec le passé et la reconstitution du parcours de ses aïeux qui reste présent dans une chanson pour enfants.

Ce livre est très dense, plusieurs histoires se greffent sur la trame et racontent des destins assez marquants. Il montre les différences entre classes dans la communauté noire, mais aussi entre ceux du Sud et du Nord. Il évoque les crimes racistes et la réaction des noirs, la perception de l’identité noire mais le plus marquant est l’amour fou de Agar pour le Laitier.

Toutefois, je suis un peu déçu par ce livre qui part dans toutes les directions, je n’ai pas complètement accroché. Les personnages et les histoires individuelles sont fortes, mais l’ensemble est lourd et un peu indigeste, j’ai préféré -et de loin- Beloved.

La version actuellement disponible de ce livre est une nouvelle traduction parue sous le titre Le chant de Salomon

Toni Morrison – La chanson de Salomon, traduit par Sylviane Rué – 10×18 1994