New York City en pratique

New York City est une ville très facile à vivre où l’on circule aisément. On s’y retrouve facilement, la plus grande difficulté est de repérer le sens des rues et de ne pas faire comme moi : prendre à l’envers à partir de la 30e rue et se retrouver à la 29e rue alors que l’on veut aller à la 31e (c’est valable pour toutes les rues de 1 à 190, et même pour les avenues !).

Au bout de quelques jours, on se repère aussi avec les gratte-ciels et l’Empire State Building nous a souvent servi de clocher pour trouver le nord et le sud, Uptown et Downtown. Si vous êtes un peu perdus et que vous cherchez un peu ostensiblement sur votre plan, il y a souvent une bonne âme qui se propose de vous aider.

Bien sûr, les new-yorkais parlent new-yorkais, mais il y a aussi beaucoup de francophones (français, africains, maghrébins ou même américains) dans la rue, les restaurants et les boutiques.

Préparer le voyage

J’aime bien préparer mes voyages, m’imprégner de la destination, découvrir son histoire et savoir quoi y voir. Pour m’aider j’ai potassé les guides Voir, Lonely Planet et Gallimard et j’ai concocté des itinéraires (un peu trop) ambitieux. Au bout de quelques jours, je me suis contenté des suggestions de balades du guide Voir qui permettent de voir l’essentiel d’un quartier dans un temps raisonnable, en flânant.

Pour l’hébergement, je voulais être sur Manhattan pour être à pied d’œuvre. Une loi récente interdit des locations d’appartements pour moins d’un mois et il fallait un B&B ou un hôtel bien placé. J’ai d’abord regardé ce que je pouvais trouver comme hôtel mais les sites de réservation proposent plus de 500 établissements et je suis finalement passé par une agence spécialisée, USAveo, qui m’a proposé l’Hôtel Affinia et a aussi garanti la propreté de l’hôtel, ce qui ne vas pas forcément de soi à New York.

Circuler

A New York, tout le monde le dit, on marche beaucoup. C’est vrai et il est important de chausser de bons souliers déjà testés et rodés ! Toutefois, nous avons aussi pas mal pris le métro qui permet d’arriver facilement sur le quartier de destination.

New York City a un réseau de métro (Subway) qui propose une Metrocard d’une semaine au prix très raisonnable de 29 USD. Cette carte permet de circuler dans le métro autant que l’on veut et sur tout le territoire de NYC, les 5 boroughs ; une variante permet d’acheter 10 USD une carte que l’on recharge et qui est décomptée à chaque trajet (2,25 USD). Le métro est propre, aucun tag sur et dans les voitures et les voitures sont climatisées (mais pas les stations qui sont de véritables fournaises).

La ville est dense et sur Manhattan les mêmes voies desservent plusieurs lignes, c’est comme dans le RER, il faut repérer la destination et le plan de métro fourni est très clair. Le plus compliqué est de trouver la bonne entrée : il y a beaucoup d’accès directs aux quais et l’entrée des stations indiquent les lignes desservies et le sens de circulation (principalement Uptown ou Downtown). Si ce n’est pas la bonne entrée, il faut juste aller de l’autre côté de la rue !

Le métro new-yorkais, sur rails, est bruyant. Comme il est peu profond, ce bruit s’entend en surface grâce aux grilles d’aération ; cela ajoute au niveau sonore généré par les voitures, climatisations, avions, personnes…

Visiter

Il y a plus de 150 musées à New York, j’évoque nos visites dans un autre billet. Le bon plan est d’acheter le New York City Pass qui offre une bonne réduction.

Sortir

La ville est un gigantesque spectacle et les journées ont été bien remplies. A part la comédie musicale à Broadway que nous avions réservée avant de partir, nos soirées ont été calmes, restos entre amis.

Une soirée a été consacrée au Top of the Rock pour voir le soleil se coucher sur Manhattan et l’Empire State (bon plan du Lonely Planet). Un autre soir, nous avons bien tenté d’aller prendre un pot dans un bar recommandé par un des guides : l’un avait changé de formule et l’autre était réservé pour une soirée privée, avec travestis à l’entrée…

Shopping

Je ne suis pas fan de boutiques et shopping à Paris, et à New York non plus… et pourtant, il y a du choix, et pour toutes les bourses !

Bien sûr, il y a les fringues et sans doute des bons plans à trouver. Je me suis contenté d’aller voir dans une boutique Levis et les prix étaient assez similaires à Paris, sans doute proposait-elle d’autres modèles. En traînant un peu, on voit d’autres boutiques de jeans à des prix imbattables mais aller à New York avec un valise vide et de s’équiper sur place ne me semble pas l’idée du siècle, à moins de préférer les boutiques à la découverte de la ville. Allez, j’avoue, j’ai bien essayé 2 ou 3 trucs, mais je n’ai pas trouvé mon bonheur.

Nous avons été chez Century 21 qui est présenté comme le spot idéal pour LA bonne affaire. Effectivement les prix ne sont pas élevés mais au niveau ambiance et présentation, cela fait très « Prisunic » de province dans les années 70. En revanche, je dois avouer que l’ambiance de SoHo incite à pénétrer dans les magasins et donnerait presque l’envie d’acheter… surtout à la boutique Apple ;-). La trinité du shopper touriste est Levis, Apple et Abercrombie, nous avions déjà fait le dernier à Washington.

A part la fripe, il n’y pas pas tant de choses à ramener de New York : pas d’artisanat, pas de bouffe, des mugs et T-shirts « I love New York » made in China… mais plein de souvenirs merveilleux. Heureusement, il y a M&M’s World, la boutique M&M’s de Times Square avec des friandises de toutes les couleurs et des produits dérivés de toutes sortes.

Dans les magasins, comme dans tous les lieux publics, musées, restos, il fait froid, voire très froid : la clim est à fond même et surtout s’il fait chaud dehors ! Nous avions un beau mois d’août avec des températures entre 80 et 90° (Fahrenheit, bien sûr, soit 26 à 33°C), le choc thermique était important. Au début, on se couvre et il faut un foulard, un chapeau ou une étole dans le sac, mais on prend vite l’habitude et on supporte mieux (sauf la clim de la chambre réglée à 16°C !).

Manger

Il n’y aura pas de billet « Gourmandises à New York » : les restaurants abordables, du genre dinner ou pub, correspondent à des brasseries. Ils offrent tous le même choix de plats, toutefois les parts sont raisonnables alors qu’on les annonçait gargantuesques. Nous n’avons pas tant fréquenté les fast-foods qui sont à tous les coins de rues car ils n’offrent que rarement des commodités accessibles !

Nous nous sommes fréquemment retournés vers les restos italiens car c’est une valeur sûre ! Nous en avons trouvé un près de l’hôtel les derniers jours, Biricchino, qui fait notamment un risotto aux crevettes superbe avec un riz noir du Piémont (j’en ai repris). Nous avons aussi trouvé Eataly, une épicerie (de luxe)/restaurant qui met en valeur les produits italiens.

Il y a des gâteaux et de la pâtisserie, beaucoup plus sucrée, mais il faut aimer les muffins peu cuits, pâteux et bourratifs… sauf ceux du Starbuck qui sont tout à fait acceptables.

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