Rattrapage estival

Je lis plus que je ne vois de films, et c’est très bien comme cela ! En plus mon cinéma habituel est en travaux, cela n’aide pas. J’ai profité de ces dernières semaines pour me rattraper, avec une sélection plutôt orientée comédies.

De rouille et d’os

Eh bien non, le premier n’est pas drôle… Ce film de Jacques Audiard présenté à Cannes est même assez glauque. J’avais adoré son Prophète, je suis moins enthousiasmé par celui-ci qui pourrait se résumer ainsi : « Eclopés et cabossés en tout genre, unissez vous ! ».

Ali débarque chez sa sœur dans le sud avec son gamin de 5 ans dont il ne sait pas bien s’occuper. Videur dans un boîte, il ramène Stéphanie chez elle après une bagarre et lui laisse son téléphone, au cas où… Elle est dresseuse d’orques et reprend contact avec lui après un accident qui la laisse amputée.

Ali est un être frustre mais sa simplicité l’empêche de juger et il prend soin de Stéphanie, sans compassion ni pitié. Cette relation dépasse l’amitié et redonne la force de se battre à Stéphanie. Après avoir causé le licenciement de sa sœur, Ali s’en va et ne donne plus de nouvelles. Ce gros dur qui aime la bagarre et la boxe va craquer quand son fils risque de mourir et le contact se renoue.

La fin laisse croire à un peu d’espoir mais c’est un film assez dur, sans pathos, et qui secoue. Aucun des personnages n’est avenant. Le rôle d’Ali est particulièrement fort et Cotillard joue juste (cela faisait longtemps).

De rouille et d’os – Film de Jacques Audiard, 2012

Sur la piste du Marsupilami

Du pur plaisir ! le film n’a pas le succès d’Astérix et Cléopatre mais semble bien marcher et c’est mérité, Chabat nous fait une très belle adaptation/réinterprétation.

Journaliste sur la sellette, Dan Geraldo (Alain Chabat) doit aller en Palombie pour enquêter sur les Payas et leur longévité. Son correspondant sur place est Pablito (Jamel Debbouze), arnaqueur fantaisiste. Geraldo est accueilli par la police qui l’emmène chez le dictateur local puis en prison afin de se retrouver en plein jungle avec Pablito.

Les aventures et les gags s’enchaînent, j’ai beaucoup ri, et de bon cœur. La scène la plus extraordinaire nous offre Lambert Wilson en Céline Dion, c’est exceptionnel ! A voir et à revoir.

Sur la piste du Marsupilami – film d’Alain Chabat, 2012 avec Alain Chabat,  Lambert Wilson et Jamel Debbouze

Le prénom

Comédie de mœurs adaptée de la pièce de théâtre par ses auteurs. Pierre, intello de gauche (Berling) ; son épouse Elisabeth, prof bobo (Benguigui) ; son beau frère Vincent, agent immobilier m’as-tu-vu et de droite (Bruel) ;  Anna, la femme de Vincent, blonde wonder woman (en retard) et Charles, leur ami d’enfance timide qui ne prend jamais parti, sont réunis pour un dîner. Tout devrait être sympa mais cela dérape très vite quand Bruel annonce qu’il a prévu d’appeler son enfant Adolphe. S’en suit un grande discussion sur la possibilité d’appeler un enfant ainsi (ou même Adolf !) et le débat dégénère en règlements de comptes où chacun est visé à son tour.

Les personnages sont très stéréotypés mais bien vus et cette farce est plutôt amère. Une belle satire de nos contemporains, souvent bien sentie qui fait passer un bon moment.

Le prénom – Film de Mathieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, 2012 avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling

La vérité si je mens 3

Eddie, Dov, Yvan et les autres… On retrouve la bande vieillie, pas vraiment mûrie et qui a déménagé du Sentier à Aubervilliers où la concurrence est désormais chinoise. Un colis suspect qui traîne entraîne une intervention musclée des douanes et les chinois sont suspectés. Leur ami Patrick a un contrôle fiscal et tombe amoureux de l’inspectrice, gros dilemne.

On retrouve les stéréotypes des personnages, le dragueur, le fantasque, le mytho et toute cette petite bande semble éclater alors qu’Eddie cherche une solution pour s’en sortir. Il y a une arnaque en cours et les amis semblent mal partis mais la situation se renverse et tout se termine dans les éclats de rire.

Vous avez aimé les premiers ? vous aimerez celui-là, c’est fait dans le même moule, c’est drôle et bon enfant.

La vérité si je mens 3 – Film de Thomas Gilou, 2012 avec Richard Anconina, José Garcia, Bruno Solo, Vincent Elbaz…