Un été sans les hommes

Ah, le piège de la jolie couverture… tu prends le bouquin avec un a priori favorable et tu te retrouves avec un truc insipide. Je n’ai même pas détesté ce livre, cela peut arriver sur un faux espoir ou une histoire qui ne tourne pas comme on voudrait, il m’a juste ennuyé.

Mia se fait larguer par son mari qui demande « une pause » avec une jeune collègue. Elle pète les plombs, se retrouve en hôpital psychiatrique et profite de l’été pour se refaire une santé en allant voir sa mère au fin fond le l’Amérique. La mère est en maison de retraite avec des copines qui ne sont pas toutes très nettes. Mia loue une maison, se lie avec sa voisine affligée d’un mari caractériel, donne des cours de poésie à une bande de gamines et s’immisce dans leurs rivalités d’adolescentes.

J’ai trouvé le récit bavard, faussement intellectuel avec des références à des poètes et des philosophes qui alourdissent le récit. Le roman s’éparpille sur plusieurs histoires et aurait mieux fait de se concentrer sur la seule Mia. Du coup, même son histoire et le rapprochement avec son ex semble creux et artificiel.

A la fin de ma lecture, j’ai repris la 4e de couverture pour pour ce qui m’avait attiré dans ce roman ; le texte parle d’un roman « solaire et gentiment subversif » et j’ai lu « polaire » enfin c’est ce que j’ai ressenti…

Siri Hustvedt – Un été sans les hommes, traduit par Christine Le Boeuf – Actes Sud 2011