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Rouge-gorge

Je lis les Nesbø petit à petit, dans l’ordre de parution. Si le deuxième m’a déçu, celui-ci me donne envie de continuer les aventures de l’inspecteur Harry Hole.

Ce gros polar commence façon moteur Diesel, il prend le temps d’installer les personnages, semble aller dans tous les sens, mais petit à petit tout prend son sens et le livre ne se lâche plus. En plus, la fin n’est pas téléphonée quelques chapitres à l’avance et le suspens reste jusqu’au bout.

Après ses péripéties en Australie et à Bangkok, Harry Hole reprend difficilement le rythme mais il est soutenu par sa collègue Ellen qui le cadre et surveille son abstinence. Un pataquès lors d’une intervention fait que Hole se retrouve muté dans un autre service où il n’a pas grand chose à faire mais se retrouve par hasard sur la piste d’un fusil Märklin, arme redoutable qui pourrait bien servir à un attentat terroriste.

Son enquête sur ce trafic d’arme lui fait côtoyer des témoins de la dernière guerre qui se sont engagés volontairement du côté allemand et se sont battus devant Leningrad ; l’un d’entre eux a même tourné sa veste en cours de conflit. Hole qui ne supporte pas les néonazis se montre plutôt bienveillant envers ces vieillards, sans les juger et le roman bénéficie d’un fond historique passionnant.
L’affaire se croise avec plusieurs meurtres qui n’ont pas de lien direct apparent avec son enquête, notamment sa collègue Ellen retrouvée battue à mort mais le suspect est abattu par Waller, collègue pas trop apprécié d’Harry… Malgré quelques fausses pistes, Harry réussit à trouver la trace du fusil et de son propriétaire et sauve la situation.

L’histoire nous offre un bon suspens mené de main de maître, avec plein de possibilités ; le roman nous ouvre aussi une fenêtre sur un passé pas très glorieux. J’ai beaucoup apprécié l’évolution du héros qui réussit à dompter ses failles mais qui gagne en complexité. L’arrivée d’Halvorsen, jeune collègue, et la rencontre avec Rakel vont sans doute influer sur les romans suivants mais on s’attend surtout à une confrontation fatale avec Waller dont on a découvert la face obscure.

Jo Nesbø – Rouge-gorge, traduit par Alexis Fouillet- Folio 2000

Petit pays

Encore un livre qui évoque un grand drame, décidément mes lectures du moment ne sont pas des plus gaies. Mais là encore, le traitement de l’histoire est délicat et réussit à insérer un destin individuel dans un ensemble qui le dépasse. Gaël Faye nous livre un récit sensible de l’enfance de son narrateur (qui a beaucoup de traits communs avec lui) et des blessures que peuvent causer l’exil, le déracinement, la différence.

La grande partie du livre est un récit d’enfance, avec toute la tendre nostalgie de ce type de récit. Gaby raconte la vie avec ses copains, la plupart métis comme lui ; les petites histoires des boys employés par son père ; le départ de sa mère… Son père est un Français qui est tombée amoureux pendant sa coopération au Burundi, s’est marié et s’est installé sur place ; il se conduit comme un blanc qui réussit en Afrique, un rien raciste et méprisant. La mère est une Tsutsi dont la famille a quitté le Rwanda en 1963 lors de violences et s’est réfugiée au Burundi.

Petit à petit, on sent que l’ambiance change, l’environnement politique se durcit, les tensions entre boys s’accentuent au prétexte qu’ils ne sont pas de la même communauté. Puis les choses s’aggravent au Rwanda voisin, la famille de sa mère est massacrée alors que la situation se détériore aussi au Burundi.
Sa mère est ravagée par la mort des siens et disparait ; ses potes sont confrontés à la violence, certains prennent parti et se joignent à des bandes qui ressemblent à des gangs et entraînent Gaby vers l’innommable.

Gaby et sa sœur Ana sont alors vite envoyés en France mais le père est tué avant d’avoir pu les rejoindre. Contrairement à sa sœur qui refuse de remuer le passé, Gabriel est marqué par son enfance au Bujumbura, tourmenté par ses souvenirs du Burundi et de ce qu’il y a laissé, et finit par y retourner.

Je pensais être exilé de mon pays. En revenant sur les traces de mon passé, j’ai compris que je l’étais de mon enfance. Ce qui paraît plus cruel.

Gaël Faye – Petit Pays – Grasset 2017

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Brioche à effeuiller café cannelle

Le nom officiel est « pull appart bread, » mais j’aime mieux l’appeler « brioche à effeuiller » ; c’est plus facile et plus parlant. C’est très drôle, et gourmand, de tirer sur les tranches de cette brioche, j’avais déjà une recette de ce type que je trouvais un peu sèche, celle-ci est bien moelleuse.
Cette  recette de Gontran Cherrier a été publiée dans Fou de pâtisserie (#20, nov-dec 2016).

Pour la garniture :

  • 90 g de beurre fondu
  • 200 g de sucre
  • 8 g de cannelle
  • 8 g de café soluble

Pour la pâte :

  • 355 g de farine
  • 7 g de sel
  • 35 g de sucre
  • 20 g de poudre de lait
  • 15 g de levure
  • 115 g d’eau
  • 2 œufs
  • 70 g de beurre mou

Faire fondre 90 g de beurre, ajouter le sucre, le café et la cannelle.  Mélanger le tout et réserver.

Pétrir à petite vitesse la farine, le sel, le sucre, la poudre de lait (favorise la fermentation), la levure, l’eau et les œufs. La recette originale indiquait 1,5 œuf, j’ai corrigé les proportions en enlevant un peu d’eau.

Quand la pâte est formée, ajouter 70g de beurre en petits morceaux et pétrir à vitesse moyenne. Continuer jusqu’à ce qu’elle se détache des parois du robot (+/-5 mn). Bien sûr, vous pouvez pétrir à la mimine si vous vous en avez le courage.

Faire lever (au moins) 1 h.

Quand la pâte a doublé de volume, la séparer en 2 parts. Étaler la moitié en rectangle sur 0,5 cm d’épaisseur. La pâte se travaille bien mais il faut fariner pour qu’elle ne colle ni au rouleau ni à la table.
Étaler la moitié de la garniture et découper en 3 bandes dans le sens de la longueur.
poser les bandes l’une sur l’autre et couper en 4 parts égales.
Faire la même chose avec l’autre moitié de pâte.

Chemiser un moule à cake (1 seul de 25 cm ou 2 plus petits) et ranger verticalement les morceaux découpés de pâte.

Faire lever au moins 30 minutes à température ambiante.
Faire cuire 30-35 mn à 180°. J’ai modifié la cuisson proposée (25 mn à 200°) qui donnait une croute un peu trop épaisse.

Démouler avant que le caramel formé par le beurre et le sucre ne fige et poser la brioche sur le coté. Tant qu’elle est chaude, il ne fait pas trop la manipuler pour qu’elle n’éclate pas.

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et miam !

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Vie de ma voisine

Ce roman a beau évoquer un sujet terrible, il dégage un incroyable optimisme, une force positive qui nous entraîne.

L’auteur rencontre une voisine qui a le même intérêt qu’elle pour Charlotte Delbo. Elles sympathisent, deviennent amies. L’intérêt de ce livre tient dans la personnalité de Jenny qui a surmonté le départ de ses parents et qui s’est battue toute sa vie ; le style est aussi inéteressant, avec un récit où le « moi » peut concerner l’une ou l’autre des protagonistes.

Eugénie Plocki est née à Paris de parents juifs polonais qui  ont fui leur pays en quête de liberté. Soutenus par leur idéal, Rivka et Nuchim mènent une vie très simple, ouvriers puis vendeurs ambulants. Ils ont deux enfants né en France en 25 et 28, donc français grâce à une loi de 1927. Le récit évoque les lois antijuives qui leur font perdre leur gagne-pain, le port de l’étoile jaune, la montée des rafles jusqu’à celle du 16 juillet 42, la rafle du Vel d’hiv.

Tôt le matin, les policiers emmènent la famille. Après une attente interminable que les parents utilisent pour transmettre un maximum de choses à Jenny et son frère Maurice, un commissaire permet aux enfants français de repartir. Les parents de Jenny sont les seuls à faire partir leurs enfants, et les sauver.

Rivka , qui a appris à sa fille à ne pas croire au père Noël, ni à la petite souris, ni à Dieu ni à diable, mais seulement  l’amour, à la lutte et à la liberté, lui apprend en deux heures à être une femme libre, une femme indépendante.

Avec beaucoup de pudeur, Geneviève Brissac évoque le retour dans l’appartement vide, la concierge qui pille, les menaces et l’attente du retour mais aussi les secours et la protection apportés par les parents de son amie ou le joailler qui a pris son frère en apprentissage. Elle ne s’appesantit pas, ce qui donne un récit juste et très poignant.

Jenny réussit à continuer les études malgré tout et obtient son bac. Après guerre, elle s’engage auprès des communistes mais ne supporte pas leur esprit chauvin et se rapproche des trotskistes en même temps qu’elle devient institutrice, militante de la méthode globale et des pédagogies nouvelles.

Jenny a un sacré tempérament et tout sa vie semble structurée par les principes moraux  que lui ont donnés ses parents dont la force morale s’exprime jusque dans le dernier message, écrit dans le wagon qui les emmenait vers les camps, où son père dit encore à ses enfants « vivez et espérez. »

Geneviève Brisac – Vie de ma voisine – Grasset 2017

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Le dernier arbre

J’ai été tellement emballé par Nos disparus que j’ai eu envie de creuser un peu du coté de cet auteur qualifié de « Faulkner du XXIe » ou de « Conrad des bayous. »  Ce livre est encore plus impressionnant et je le recommande vivement. Raconter ce roman ne peut lui rendre justice, il fourmille de tellement de thèmes que je ne peux qu’en esquisser l’intérêt.

La guerre a ravagé Byron Alridge ; à son retour du front, il refuse de reprendre sa vie d’avant et se consacre à faire respecter l’ordre. Il se retrouve constable d’une scierie paumée à Nimbus, au fin fond de la Louisiane, au plus près d’une forêt de cyprès qui lui fournit sa matière première. Ayant retrouvé par hasard la trace de son fils, le père Alridge achète la scierie et envoie son cadet, Randolph, pour gérer l’entreprise et ramener le fils prodigue. Gautreaux nous plonge dans l’univers de cette exploitation forestière, nous fait ressentir la dureté du labeur et les risques de la nature sauvage qui entoure la scierie ; il arrive à rendre sensible cet univers mécanique, nous décrit des engrenages et des pistons avec une réelle poésie et à la fin du roman, la forêt est entièrement détruite, jusqu’au « Dernier Arbre ».

L’usine, loin de tout, fonctionne en circuit fermé, maîtrise plus ou moins tout ce qui rentre et qui sort, à l’exception du saloon qui sert d’exutoire aux hommes et cause de grandes bagarres que contient Byron avec une violence qui n’est pas moindre. Le saloon dépend de Buzetti, mafieux italien originaire de Chicago, qui régie le jeu, l’alcool et les femmes ; la confrontation entre Buzetti et Byron dégénère quand un des cousins de Buzetti est tué par Randolph, une vengeance terrible se met en place qui touche les deux camps.

Cette trame de trame de roman noir est enrichie par une immersion dans cette Louisiane pauvre et reculée des années 20 mais aussi par les superbes relations tissées entre les personnages. Les couples Emma-Byron et Lilian-Randolph, les personnages secondaires, comme Merville ou May, ont tous leur importance ; leurs relations sont évoquées par petites touches avec beaucoup de finesse et cela participe de l’intérêt de ce livre. En plus d’être un excellent roman noir, Le dernier arbre est aussi un bon roman d’aventures mais c’est surtout une formidable épopée familiale portée par les thèmes de la fraternité et de la paternité.

Tim Gautreaux – Le dernier arbre, traduit par Jean-Paul Gratias – Seuil 2013

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Quand le printemps brouille les cartes

J’ai reçu ce bouquin dans le cadre d’une opération Masse critique organisée par Babelio. En contrepartie, je dois écrire une critique dans les 3 semaines, ce qui est une véritable gageure pour un livre d’érudition de 500 pages. Je n’ai fait qu’une lecture rapide, un survol approfondi, de cette somme passionnante consacrée à la nouvelle Question d’Orient. Je reprendrai ce livre qui restera pour moi une référence.

Ce document nous éclaire sur la formation des États « arabes » (jusqu’au Maghreb) et des tensions qui potentialisent les risques d’explosion alors que les printemps arabes ont entrainé la chute de leaders autoritaires, que le pouvoir central s’amoindrit et que Daech remet en cause les frontières d’Etats somme toute récents. Ces différents pays de la région sont qualifiés d’Etats-Nations « westphaliens », en référence au Traité de Westphalie qui a conclu la guerre de Trente ans, alors même que l’auteur qualifie de nouvelle guerre de Trente ans les luttes islamistes qui ont émergé dans les années 70 avec la poussée des extrémistes sunnites et chiites, en espérant qu’il ne s’agisse pas du début d’une guerre de Cent ans… Daech n’est pas le sujet central de ce livre, l’auteur rappelle juste qu’il a profité de l’effondrement des États mais qu’il aurait pu surgir ailleurs, que sa défaite militaire risque d’entraîner son éparpillement et qu’il ne disparaitra pas tant que persisteront les conditions qui ont favorisé son émergence.

Là où l’empire reconnaissait la pluralité  des populations sous son autorité, voire en tirait profit pour asseoir son pouvoir, l’État central, aux mains d’un clan issu d’une communauté spécifique, s’est mis à nier toute altérité à son propre modèle.

Il est d’usage de dire que les frontières sont artificielles et créées par les puissances coloniales, la grille de lecture offerte par ce livre se fait au travers l’histoire des empires qui ont structuré la région. Bien qu’héritée de la colonisation, la question des frontières est bien une rémanence des stratégies d’empire et la première partie de ce livre passe en revue des différents empires qui ont géré la région. Cette partie manque de cartes mais le propos est clair, surtout que l’échelle de temps, longue, et donne une bonne perspective.
L’empire arabo-musulman qui a couvert le Croissant fertile mais aussi l’Afrique et la Méditerranée a succédé en grande partie à des empires antiques, a connu différentes formes et dynasties et les rivalités qui ont jalonné son histoire se retrouvent dans les conflits actuels de communautés religieuses. Le panarabisme et les mouvements de type Frères musulmans sont à l’origine du développement de l’islamisme, renforcé par l’éviction des bassistes irakiens qui dont devenus les cadres de l’islamisme. C’est ce rêve d’empire que voudrait ressusciter Daech, quoique le terme « Etat islamique » soit un vocable profane qui ne correspond pas à un concept historique. La situation sans contrôle en Irak et en Syrie, le morcellement territorial peuvent faire craindre la transformation de cette région en Djihadistan.
L’empire perso-iranien, qualifié d’ennemi intime, est centré sur l’archipel chiite, avec le risque de relancer la rivalité ottomans-savafides pour le contrôle du Croissant fertile alors que l’empire turco-ottoman, qualifié lui de faux-frère, est confronté à l’éclatement du kurdistan et veut se positionner comme champion de l’islam sunnite.
Les empires coloniaux n’ont pas disparu : les Français, présents au Levant et au Maghreb, continuent à être très interventionnistes pendant que les Anglais, qui ont privilégié leur économie en sécurisant la route des Indes à partir d’Aden, ont assuré la fortune des émirats côtiers puis ont joué un jeu trouble aussi bien avec les accords Sykes-Picot qu’avec les dynasties arabes. Les russes ont fait de la région un enjeu de la guerre froide qui a gelé les frontières et la façon dont Poutine se sert du conflit syrien est bien dans la ligne ; les américains ont centré leur intervention autour du pétrole et de l’alliance avec Israël.
Les conflits pétroliers, la Guerre froide et les interventions occidentales restent profondément marqués par le passé colonial et les guerres d’empire ; leur ingérence, ou non-ingérence se fait avant tout en fonction de leurs intérêts.

La seconde partie passe en revue les États en présence en commençant par ceux du Croissant fertile que l’auteur rêve de réunifier. La Mésopotamie est en cours de  balkanisation, avec les kurdes qui rêvent d’un État et qui implantent des structures autonomes ; la création de facto d’un Chiistan sous domination iranienne  en Irak et l’éclatement de la Syrie et du Liban. Il n’y a que la Jordanie qui résiste.

Toutes ces spéculations sur l’avenir du Croissant fertile n’augurent rien d’encourageant. Et c’est bien dommage : l’unification utopique de ce territoire-charnière créerait le seul État avec un triple débouché maritime sur la Méditerranée, la Mer rouge et le Golfe. Celui-ci aurait de puissants atouts à faire valoir. Malheureusement, le souvenir de l’époque mythique des empires mésopotamiens a été systématiquement effacé des mémoires, en plus de l’être désormais du paysage à cause de la barbarie de Daech. L’ensemble de la région menace de devenir une zone grise, ou plutôt un trou noir attirant dans son tourbillon les États et empires voisins qui tentent, à leur façon et selon leurs intérêts, de s’en prémunir ou d’en tirer profit.

Le Golfe voit la rivalité des Emirats et de l’Arabie Saoudite. La possibilité de partition de l’Arabie entre Nedj et Hedjaz semble utopique, on va plutôt vers une union économique et politique des pays de la région, à laquelle pourrait se joindre Oman, tous unis contre l’Iran. Il faut noter le rôle dangereux de Ryad qui arrose les djihadistes, leur permet de durer, au risque qu’ils se retournent contre ce régime.

Alors que Oman a réussi la fusion d’un imamat et d’un sultanat, c’est tout le contraire au Yemen où l’opposition culturelle et politique entre le nord et le sud est forte, avec les houthis zaydistes du nord (une variante chiite) qui veulent le rétablissement d’un imamat. La situation n’est pas prête de s’arranger et semble aller vers une somalisation (bordel complet) du pays.

L’Egypte semble un pays fort mais ses frontières, Sinaï et frontière soudanaise, sont fragiles ; quant à la Lybie, l’union récente de la Cyrénaïque, de la Tripolitaine et du Fezzan semble difficile à maintenir à terme. Le Maghreb est beaucoup plus stable mais l’Algérie connait une tension avec les Berbères de Kabylie et les Tourags du Sahara alors que le Maroc n’a toujours pas finalisé un accord le Sahara occidental, occupé de facto.

Les acteurs infra-étatiques ont utilisé les failles du système international pour se territorialiser, sahraouis, kurdes ou palestiniens profitent de la position hypocrite et contre-productive des occidentaux et de l’ONU qui leur donne une légitimité de facto, le risque est que Daech bénéficie de la même passivité. En même temps, le modèle fédéral qui pourrait être promu a montré ses faiblesses, aussi bien en Irak qu’en ex-Yougoslavie (Bosnie Kosovo…).

Marc Goutalier – Quand le printemps brouille les cartes, un histoire stratégique des frontières arabes – Le Félin 2017

 

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