Dans le silence du vent

Louise Erdrich – Dans le silence du vent, traduit par Isabelle Reinharez – Albin Michel 2013.

J’aime beaucoup la littérature amérindienne et particulièrement Louis Erdrich, ce livre confirme son talent et sa sensibilité.

Ce roman est le récit d’un épisode de jeunesse du narrateur, jeune indien vivant sur une réserve. Joe et ses potes sont des ados un peu chahuteurs et leurs histoires permettent de dresser des portraits vivants et colorés des Chippewa (Anishinabe) habitants de la Réserve.

Cet été là, la mère s’est faite agresser et le roman prend de l’épaisseur. Ce viol permet aussi d’évoquer la complexité des relations entre la Réserve et ses voisins, le regard des blancs sur les indiens, les filiations parfois compliquées, les métissages pas toujours bien acceptés et c’est un grand roman sur la condition des femmes indiennes, dont les agressions ne sont pas prises en compte… Le roman n’est pas un essai d’anthropologie mais permet d’ouvrir de nouveaux horizons.

Le récit ne bascule jamais dans le pathos, ce qui lui donne encore plus de poids et reflète une certaine vision de l’humanité, comme la conclusion de l’histoire qui entremêle légendes indiennes et justice humaine.

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